Progrès et défis d’Abitibiwinni vis-à-vis l’industrie minière.

Un aperçu de l’Assemblée publique concernant les mines le 27 août 2019

27 août 2019

Steve Rankin, conseiller et négociateur du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni déclare :  « ce soir l’équipe de travail d’Abitibiwinni dans les dossiers miniers, y compris nos experts, fait une présentation à la communauté concernant la situation des minières chez nous : où on rendu dans les négociations. »

Éric Barbieri, associé chez Richter firme comptable basée à Montréal ajoute : « Ça fait 3 ans qu’on travaille avec Steve et l’équipe du conseil sur les négociations d’ententes entre Abitibiwinni et les minières. Comme comptable, je travaille sur le côté financier des ententes : partage de redevances, comprendre la rentabilité des projets, les prévisions financiers. »

Morgan Kendall, Avocat de sa firme Kendall Carot à Montréal déclare : « Ça fait longtemps que je travaille pour les Premières Nations dans leurs négociations avec les minières, y compris les dernières années pour Abitibiwinni. Ce n’est pas facile,  parce que les minières n’aiment pas trop partager avec les Premières Nations. Malheureusement donc, il est souvent nécessaire de mettre de la pression sur ces compagnies, y compris à travers des procédures judiciaires. »

Sylvester Trapper, Agent de liaison aux mines d’Abitibiwinni ajoute : « Mon emploi consiste à faire un suivi sur toutes les activités minières sur le territoire, tout ce qui est exploration, exploitation, etc. Mon poste découle de l’entente sur la consultation et l’accomodement signée avec le Québec en 2017. Moi je suis la pour faire prévaloir nos droits, pour expliquer qu’on occupe le territoire et qu’on doit être partie prenante dans toute les activité minière chez nous. »

La stratégie du conseil vis-à-vis les minières.

«La certitude du territoire, la carte Abitibiwinni Aki nous l’avons. Ce territoire a 8000 ans d’occupation par nous. On demande aux minières de partager avec nous toute la richesse qu’elles peuvent retirer de notre territoire. Normalement, selon les standards établis par les Premières Nations au Canada, on devrait avoir droit à des millions par année. Pour le moment, ont vit juste des programmes du gouvernement, lesquels sont inadéquats. Il donc aller chercher l’argent qui nous est dû à l’extérieur, y compris des minières, pour améliorer la qualité de vie dans la commaunuté »

Voici comment l’équipe de travail d’Abitibiwinni sur les enjeux miniers (Steve Rankin, Sylvester Trapper, Eric Barbieri et Morgan Kendall) a répondu à quelques questions clés la sorée du 27 août :

1-       Qu’est ce qu’on négocie dans une ERA?

Abitibiwinni prend la position que toute minière sur le territoire doit signer une entente avec Abitibiwinni. D’ailleurs, le Conseil consultera la communauté sur une politique minière fondée sur ce grand principe. Les ententes pour des projets miniers s’appellent des « entente sur les répercussions et les avantages » ou « ERA ». Il y aura des emplois, de la formation et d’autres formes d’appui pour les travailleurs pour assurer un millieu de travail sain qui respecte notre culture, des contrats, de la surveillance environnementale, mais aussi un vrai partage de richesse comme dans les ERA ailleurs au Canada

Où sommes-nous rendus avec Canadian Malartic?

Canadian Malartic est une grosse mine d’or à ciel ouvert en opération depuis 2011 à Malartic. Le projet a été vendu en 2014 par Osisko pour 4 milliards $ à deux compagnies qui détiennent 50% du projet chacune : Yamana Gold et Agnico Eagle, eux qui sont encore en train de récupérer leurs investissements.

La table de négociation inclut aussi Lac Simon, Long Point et Kitcisakik donc ça va être une « ERA » partager à 4. Les négociations n’ont pas été faciles : au début et pour une bonne partie des négociations. Canadian Malartic refusait tout paiement. Mais grâce à l’unité des 4 communautés, l’équipe est confiante que les négociations aboutiront bientôt et qu’il y aura donc quelque chose de concret à présenter prochainement aux 4 communautés.

Où sommes-nous rendus le Projet LARONDE?

Le projet minier LaRonde est une mine d’or souterraine très profitable d’Agnico Eagle au sud du Lac Preissac. Agnico insitait à attendre que les négociations avec Canadian Malartic soient plus avancées. Suite à une lettre du président de la compagnie, le Conseila rencontré les dirigeants le matin de la présentation communautaire du 27 août et Agnico se dit prête à partager la richesse qu’elle génère avec les ressources d’Abitibiwinni Aki, mais tout ça reste à vérifier dans le cadre de négociations.

Où sommes-nous rendus avec HECLA et son projet Casa Berardi?

Le projet Casa Berardi de Hecla: 2 mines d’or souterraines voisinent et Hecla est en phase extension et a commencé à construire des fosses à ciel ouvert entre les deux sur les territoires de trappe. Au début et pour une bonne partie des négociations, Hecla refusait tout paiement à Abitibiwinni ou très peu. Encore une fois, Hecla dit qu’ils ne font pas beaucoup de profit parce qu’ils ont payé beaucoup d’argent pour acheter la mine en 2013. On échange des propositions financières avec Hecla depuis le début de l’année. Hecla doit décider si elle préfère une réel partenariat avec Abitibiwinni ou bien le conflit

Les frais de négociation, dont les voyages, sortent-ils du budget du Conseil?

Les négociations ont nécessité beaucoup de rencontres pour arriver à faire des avancées et parfois ces rencontres se sont faites à Montréal oû se retrouvent les experts de deux bords. Mais il est important de noter que ce n’est jamais le Conseil qui paye pour les déplacementset honoraires : ce sont toujours les minières ou sinon les gouvernements qui payent.

 

Jérémie Kistabish

Agent de communication & Attaché Politique

Conseil de la Première Nation Abitibiwinni

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