21Nov

Pas d'entente avec les algonquins, pas de mine!

Les Premières Nations d’Abitibiwinni et de Lac-Simon exigent des Ententes sur les répercussions et les avantages avec les compagnies minières

21 novembre 2017

 Toute compagnie minière ayant un projet existant ou à mettre en œuvre sur les territoires traditionnels non cédés des Premières Nations d’Abitibiwinni et de Lac-Simon, en Abitibi, doit conclure une entente sur les répercussions et les avantages (ERA).

« C’est très clair : pas d’entente, pas de mine », a déclaré David Kistabish, Chef de la Première Nation d’Abitibiwinni, en marge de la conférence Québec Mines qui a lieu aujourd’hui à Québec.

« C’est la norme partout au Québec et ailleurs au Canada - toutes les compagnies minières signent des ERA avec les communautés autochtones. On le voit chez les Inuits, chez les Cris, chez les Innus ; pourquoi pas chez les Algonquins ? Il est temps de se faire respecter », a pour sa part affirmé la Vice-chef de Lac-Simon, Pamela Papatie.

Canadian Malartic

Les discussions qui ont eu lieu entre Canadian Malartic et les communautés anishnabeg n’ont pas permis de conclure une entente, parce que l’entreprise refuse toujours de négocier une Entente sur les répercussions et les avantages (ERA), comme cela se fait pourtant partout ailleurs au Canada.

Rappelons qu’une ERA vise à diminuer les impacts du projet sur la Première Nation tout en assurant que celle-ci puisse participer aux retombées économiques du projet. L’ERA est devenu le moyen privilégié pour l’industrie minière d’assurer l’acceptabilité sociale de leurs projets vis-à-vis les Premières Nations.

« Il est minuit moins une. Si Canadian Malartic ne veut pas se comporter en Abitibi comme toutes les autres compagnies minières se comportent ailleurs, on va prendre les moyens qu’il faut pour la forcer à nous respecter », a ajouté le Chef Kistabish.

Les Chefs rappellent n’avoir jamais consenti à l’exploitation de cette mine ni à son agrandissement, ajoutant que le gouvernement québécois n’a pas respecté son obligation constitutionnelle de consulter et d’accommoder les Premières Nations avant d’autoriser ces opérations.

« Nos communautés ne s’opposent pas au développement en soi. Au contraire, les ententes sur les répercussions et les avantages permettent un développement ordonné des ressources en respect de nos droits. S’il faut prendre des moyens autres que la négociation pour se faire entendre, c’est que nous ferons », a précisé la Vice-chef Papatie.