25Sep

Les Algonquins réclament des droits: «Nous ne sommes plus un peuple invisible»

25 septembre 2017

Rencontre au sommet entre les chefs algonquins et le gouvernement du Québec, jeudi matin au Forestel de Val-d’Or.

Revendiquant des droits ancestraux jamais cédés sur une bonne partie du territoire de l’Abitibi-Témiscamingue et de la province, les représentants de la Nation algonquine Anishinabeg n’ont pas manqué de profiter de la présence du premier ministre Couillard et de tous les ministres lors du caucus du Parti libéral (et du même coup des médias nationaux) pour faire valoir leur point.

Les leaders autochtones sont d’ailleurs sortis très satisfaits de leur rencontre avec le gouvernement. «Une rencontre fort constructive. Nous ne sommes plus un peuple invisible, a déclaré David Kistabish, chef de Pikogan.

«Restera à voir la suite des choses par rapport aux engagements. Ce qu’on veut, c’est d’être partie prenante, car nous (les Algonquins) étions ici avant eux (les Blancs). On demande une entente-cadre (sur l’occupation et l’exploitation du territoire) et nous avons eu des réponses qui semblent positives», a-t-il mentionné.

Une autre Paix des Braves?

Un journaliste a ensuite demandé à M. Kistabish si les Algonquins espéraient signer une version 2.0 de la Paix des Braves, cette entente historique survenue en 2002 entre Québec et la Nation crie.

Sans vouloir s’avancer jusque-là, le leader autochtone a répondu:

«Nous ne sommes pas contre le développement. Ce qu’on veut, c’est d’être reconnus et considérés, d’avoir aussi droit à des emplois et à une vie de qualité. Dans nos communautés, on a des problèmes sociaux, de logement, d’éducation et de sauvegarde de notre langue, par exemple, ce qui n’est pas normal considérant tout le développement des richesses en Abitibi-Témiscamingue.»

David Kistabish a enchaîné en rappelant que les demandes de la Nation algonquine allaient au-delà des considérations monétaires. «C’est une question plus large que les redevances. Nous voulons faire partie de l’équation», a-t-il signifié.

Adrienne Jérôme: «Un génocide!»

Dans le même point de presse, la cheffe de Lac-Simon, Adrienne Jérôme, a de son côté employé des termes très forts pour dénoncer les interventions des services sociaux dans sa communauté, dont la DPJ (Direction de la protection de la jeunesse).

 

Cliquez ici pour lire l'article intégral de Dominic Chamberland / L'écho Abitibien, Le Citoyen (14 septembre 2017)