12Sep

Les Anishnabe se feront entendre au caucus libéral de Val-d’Or

12 septembre 2017

 

Comité d'accueil algonquin à prévoir pour le premier ministre Couillard et son équipe de députés et ministres, cette semaine à Val d'Or.

Les Anishnabe, qui réclament des droits territoriaux, ont en effet bien l’intention de se faire entendre lors du caucus du Parti libéral du Québec.

Souhaitant profiter de la présence du premier ministre Couillard et de ses ministres, le Conseil tribal de la Nation Anishnabe et des représentants des différentes communautés algonquines de l’Abitibi-Témiscamingue et d’ailleurs au Québec veulent faire valoir que cette rencontre pré-sessionnelle de l’aile parlementaire libérale se tiendra «sur un territoire Anishnabe non cédé».

«La députation libérale doit comprendre que le gouvernement a la responsabilité d’engager avec nous une véritable relation de nation à nation, une relation d’égal à égal. Elle est révolue, l’époque où nous étions un peuple invisible», mentionne Adrienne Jérôme, cheffe de Lac-Simon, dans un communiqué de la Première Nation Abitibiwinni.

«Encore aujourd’hui, nous devons faire reconnaître notre présence sur le territoire, reprend David Kistabish, chef de Pikogan. Lorsque des élus du gouvernement du Québec sont de passage sur notre territoire, il nous paraît inconcevable qu’ils ne prennent pas le temps de venir nous saluer, ne serait-ce que par courtoisie. Cette ignorance de notre présence, volontaire ou non, doit cesser», soutient-il.

Couillard et ses députés invités à Lac-Simon

Prévu jeudi et vendredi, le caucus préparatoire du PLQ en vue de la rentrée parlementaire sera précédé, mercredi matin au Forestel de Val-d’Or, d’une réunion du Conseil des ministres.

Chez la Nation Anishnabe, on souligne que dans une lettre officielle envoyée au premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et à la présidente du caucus libéral, Nicole Ménard, les chefs Jérôme et Kistabish ont invité les membres du caucus libéral à visiter la communauté de Lac-Simon durant leur séjour en Abitibi.

 

Cliquez ici pour lire l'article intégral de Dominic Chamberland, L'Écho/ Le Citoyen (12 septembre 2017)