6Sep

Commission Viens : rencontre avec les membres de la communauté de Pikogan

6 septembre 2017

Une vingtaine de membres de la communauté de Pikogan ont rencontré des représentants de la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec. Ils ont posé plusieurs questions pour tenter de démêler le rôle des deux commissions d'enquête qui se déroulent simultanément, celle sur les femmes disparues et assassinées et celle qui se tient à Val-d'Or.

Les citoyens de la communauté de Pikogan ont de nombreuses questions pour les représentants de la commission Viens. Un homme, qui a demandé l'anonymat par peur d'être facilement identifié par les services publics, souhaite mieux comprendre le rôle de la commission. « Qu'est-ce qui peut être recevable? Où sont les problèmes? J'en vois déjà quelques problèmes sur les instances gouvernementales. Quand je parle d'instance, je parle de la DPJ, des corps policiers et même les employeurs à la limite. C'est là-dessus que je venais m'informer », dit-il.

La conseillère politique de Pikogan, Françoise Ruperthouse, pense que les membres de la commission feront un bon travail. Toutefois, elle se demande quel usage le gouvernement fera du rapport.

« Oui, moi j'ai une grande confiance en cette enquête-là, confirme-t-elle, mais, là où j'ai un peu plus de misère, c'est avec le gouvernement. Qu'est-ce qu'ils vont faire avec les recommandations? C'est important qu'ils fassent quelque chose. »

Le procureur en chef de la commission Viens, Christian Leblanc, souligne que le succès de la commission dépend de la qualité et de la quantité des témoignages recueillis. C'est d'ailleurs pour établir un lien de confiance que des séances d'informations sont organisées.

« Je pense que le lien de confiance [...] doit être développé. On ne peut pas le prendre pour acquis. La façon de le développer, c'est de se déplacer et de rencontrer les gens chez eux », croit-il.

Les travaux de la commission Viens reprendront le 11 septembre à Val-d'Or

 

Cliquez ici pour lire l'article intégral de Guillaume Rivest / Radio-Canada (5 septembre 2017)