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Les Algonquins s’opposent au transfert des caribous

26 avril 2017

Les communautés algonquines de Pikogan et Lac-Simon ne sont pas d’accord avec la décision de Québec de transférer la harde de caribous forestiers de Val-d’Or au zoo sauvage de St-Félicien. Elles déplorent aussi ne même pas avoir été consultées dans ce projet.

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Les chefs David Kistabish (Pikogan) et Adrienne Jérôme (Lac-Simon) dénoncent le fait d’avoir été ignorés dans ce processus et de n’avoir même pas été invités lors de l’annonce officielle qui a été faite à Val-d’Or par le ministre Luc Blanchette.

«On l’a appris de la bouche des médias. C’est carrément, frustrant, insultant et inacceptable. Il est vraiment temps que nous soyons entendus et respectés, s’est indigné le chef de Pikogan. Le gouvernement du Québec parle souvent de sa volonté de maintenir des relations de Nation à Nation. Où est cette volonté? Je ne la vois pas, ajoute-t-il. Une relation de Nation à Nation, ça implique plus qu’une petite lettre de temps en temps. Nous ne sommes pas considérés et il faut que ça arrête.»

Laisser faire la nature

Les chefs des deux communautés estiment de plus que le transfert des bêtes vers le zoo du Saguenay n’est pas la solution optimale. «Plusieurs groupes se sont prononcés contre, dont des biologistes. Selon eux, un groupe de 21 caribous a déjà été transféré dans des conditions semblables et 19 sont morts. Et c’est probablement ce qui risque d’arriver. Pourquoi ne pas laisser la nature faire son œuvre», suggère-t-il.

David Kistabish souhaite avoir l’heure juste.

« On veut avoir des explications. Est-ce qu’il y a une étude derrière cette décision? Existe-t-il des statistiques sur le sujet? Nous voulons avoir une rencontre dans les meilleurs délais.»

Et ensuite?

Le chef de Pikogan se demande même s’il n’y a pas anguille sous roche. «On nous dit que le territoire demeurera protégé pendant cinq ans encore. C’est bien beau mais qu’est-ce qui va arriver ensuite? Pour nous et nos communautés c’est une source d’inquiétude.

Les communautés réagissaient pour une deuxième fois en moins d’une semaine ayant dénoncé quelques jours plus tôt de ne pas avoir été consultées dans le dossier de l’agrandissement de la mine Canadian Malartic.

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