18Mar

Pour que la langue algonquine ne meure jamais

18 mars 2017

C’est par le chant et les comptines que les élèves de l’école Migwan de Pikogan pourront apprendre et sauvegarder leur langue grâce à un recueil de chansons et comptines qui a été dévoilé par ses instigateurs.

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Appelé Nigamou (Chante), le projet est le fruit d’une réflexion de Julie Mowatt, conseillère pédagogique à l’école primaire. «Quand j’étais au pensionnat, on nous a fait beaucoup chanter pour apprendre le français. Je me suis dit que j’allais inverser la vapeur et utiliser cette façon pour aider les jeunes élèves à apprendre et conserver leur langue d’origine.»

C’est ainsi qu’un recueil de 32 chansons et comptines a vu le jour, accompagné d’une bande sonore sur CD et DVD. Des chansons aux airs connus, allant de Frère Jacques à des airs folkloriques, mais adaptées à la manière algonquine et enregistrées par une équipe technique entièrement locale.

Pas moins de 200 copies ont été réalisées dans le cadre du projet et chaque élève de l’école recevra la sienne. Les membres de la communauté qui en expriment le besoin pourront également en obtenir. Selon Julie Mowatt, il est possible que le projet fasse boule de neige et soit éventuellement offert à d’autres communautés.

La réalisation du projet a été rendue possible grâce à une contribution financière du ministère de la Culture et des Communication de 6750 $, dans le cadre d’un programme destiné aux communautés autochtones. L’école Migwan a aussi contribué pour rendre le projet possible.

Cliquez ici pour  lire l'article intégral de Guy Lacroix - L'écho/Le Citoyen (18 mars 2017)