10Mar

Pikogan expulse un présumé trafiquant

10 mars 2017

Le présumé trafiquant Stewart Ruperthouse, qui devait subir son enquête pour remise en liberté le 10 mars, a vu ses plans soudainement changer quand il a appris qu'il avait été expulsé de Pikogan par le Conseil de la Première Nation Abitibiwinni.

L'individu de 26 ans de Pikogan a appris la nouvelle quelques minutes avant l'audience prévue devant le juge Marc Ouimette, de la Cour du Québec, au Palais de justice d'Amos. Détenu depuis son arrestation, il pleurait à chaudes larmes dans le box des accusés, visiblement ébranlé par la tournure des événements.

Me Audrey-Anne Veillette-Dion, du ministère public, a informé le juge d'une résolution adoptée la veille par le Conseil pour expulser le présumé trafiquant de la communauté. Me André Levasseur a demandé que la cause soit remise au 15 mars pour la forme, puisqu'il devait revoir ses plans pour les conditions de remise en liberté de son client. «Ça change totalement nos plans. Mon client est bouleversé par la situation», a fait valoir Me Levasseur.

Un précédent

C'est la première fois que le Conseil adopte une telle résolution envers un de ses membres. Il l'a déjà fait pour un non-membre, Sylvain Leroux, qui a été condamné à une peine de 18 mois de prison pour des accusations liées au trafic de stupéfiants en octobre dernier.

Le Conseil entend préciser sa position et expliquer sa décision en début de semaine prochaine.

Événements du 2 mars

Stewart Ruperthouse fait donc face à deux accusations de trafic de stupéfiants pour des faits survenus entre le 1er novembre 2016 et le 2 mars 2017 et deux autres chefs de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic le 2 mars. On lui reproche aussi d'avoir brisé l'une de ses conditions de remise en liberté, soit celle de garder la paix, lui qui fait aussi face à la justice pour une affaire de menaces survenue le 29 mai 2016.

Les policiers de la Sûreté du Québec ont procédé à son arrestation dans la nuit du 2 mars à Amos. Ils avaient reçu un appel vers 4h15pour l'expulser d'un stand de taxi au centre-ville. L'individu paraissait confus à leur arrivée. Ils ont trouvé sur lui de la cocaïne, du cannabis et des comprimés qui pourraient être de la méthamphétamine ainsi que de l'argent.

«L'enquête s'est ensuite poursuivie en collaboration avec le Service de police de Pikogan, ce qui a permis aussi de l'inculper pour le trafic de stupéfiants», a précisé la sergente Marie-Josée Ouellet, de la Sûreté du Québec.

 

Cliquez ici pour lire l'article intégral de Martin Guindon - L'écho Abitibien/Le Citoyen (10 mars 2017)