13Jun

La pluie n'a pas freiné les ardeurs du Pow-Wow

13 juin 2016

La météo maussade de la fin de semaine n'a pas freiné les ardeurs des participants au 4e Pow-Wow de Pikogan, qui ont été possiblement aussi, sinon plus nombreux que l'an dernier. Comme le veut la tradition, le feu sacré a été allumé au lever du soleil pour brûler jusqu'à la fin du Pow-Wow, dimanche soir. La grande entrée dans l'arène s'est effectuée avec les danseurs de tête Rikko Bellemare et Marie-Céline Einish, suivis de 186 danseurs traditionnels. Le tout sous les rythmes de six groupes de tambours, dont Black Bear de Manawan, qui agissait à titre de Drum Host.

«On a eu beaucoup de monde samedi; c'était plein. Et tous nos danseurs et drummers étaient là. Il n'a plu qu'après le souper et ça n'a pas empêché de nombreux danseurs de continuer en soirée. Par contre, on n'a pas pris de chance dimanche avec le froid et la pluie. On a déménagé le site à la patinoire couverte. Une chance qu'on a eu l'aide de beaucoup de monde», explique Kenny Ruperthouse, qui organise l'événement depuis quatre ans avec Isabelle Mapachee et Brenda Rankin.

«C'était nuageux, venteux et pas très chaud, ce qui était idéal pour nos danseurs, mais peut-être moins pour nos visiteurs. Mais je pense que ça n'a pas empêché les gens de venir, parce que c'était plein. Je suis très content. C'était probablement la plus grosse édition du Pow-Wow jusqu'à maintenant. J'ai vraiment été agréablement surpris par la réponse des gens. Des gens de la région, d'Amos et des alentours. J'ai eu la chance de jaser avec plusieurs, et ils étaient de bonne humeur», a renchéri pour sa part David Kistabish, chef de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan.

Parmi les nouveautés cette année, on retrouvait la dégustation de mets traditionnels autochtone. «On a fait cuire 50 outardes et elles ont toutes été mangées», affirme Kenny Ruperthouse, qui promet déjà une plus grosse édition l'an prochain pour les cinq ans.

Canot et portage

Samedi avant-midi, une douzaine d'équipes de deux canoteurs, un homme et une femme, ont participé à la traditionnelle course de canots Tchiman. Celle-ci a couronné le tandem de Carlos Kistabish et Vanessa Bédard.

Dimanche avant-midi, on a aussi présenté une compétition de portage. Les hommes devaient parcourir une distance de 100 mètres avec 200 livres, alors que les femmes devaient franchir la même distance avec 100 livres. Jordan Kistabish a gagné chez les hommes, Tanya Nottaway chez les femmes.

 

Cliquez ici pour lire l'article intégral de Martin Guindon - L'Écho / Le Citoyen (13 juin 2016)