5Mai

Canadian Malartic : Les Premières Nations veulent être consultées

5 mai 2016

Quatre communautés autochtones souhaitent être consultées directement par le Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE) dans le dossier de l'agrandissement de la mine Canadian Malartic. Le projet déposé par la minière se situe sur les territoires ancestraux des communautés algonquines d'Abitibiwinni (Pikogan), de Kitcisakik, de Lac-Simon et de Long-Point. Leur porte-parole Alain Hervieux a demandé qu'elles soient consultées et impliquées dans le processus d'évaluation et dans la prise de décision, lors de l'audience publique d'information du 4 mai, à Malartic.

On invite tout simplement le BAPE à tenir une audience publique de consultation dans au moins une de nos communautés. Ce qu'on veut, c'est que nos membres puissent se prononcer plus ouvertement, sans avoir à se déplacer et peut-être aussi compter sur les services d'un interprète pour nos aînés. On est même prêt à mettre le gymnase de notre école à leur disposition. Mais ça peut être dans n'importe l», a indiqué David Kistabish, chef de la Première Nation Abitibiwinni.

Des droits garantis

Les quatre communautés estiment qu'il en va du respect de leurs droits garantis par la Constitution.

«Plusieurs jugements vont déjà dans ce sens. Les gouvernements doivent nous consulter. On n'a jamais cédé les droits sur nos territoires. On ne s'oppose pas au développement de la région, bien au contraire, mais on veut être partie prenante des décisions et recevoir la part qui nous revient dans l'exploitation et l'utilisation de notre territoire ancestral», a fait valoir M. Kistabish.

Vers une entente

Publicité - Lire la suite de l'article ci-dessous
 

Les démarches des quatre communautés algonquines ne s'arrêtent pas là. Parallèlement aux audiences du BAPE, elles ont entamé des discussions à quatre avec Canadian Malartic pour conclure une ou des ententes sur les répercussions et les avantages. «On ignore quelle forme ça prendra au final, mais ils doivent s'entendre avec nous», a affirmé David Kistabish.

Cliquez ici pour lire l'article intégral de Martin Guindon - L'Écho / Le Citoyen (5 mai 2016)