15Mar

«Ce prix est celui qui m'amène le plus d'émotions»

Philippe Falardeau honoré par la Première Nation Abitibiwinni

15 mars 2016

Philippe Falardeau a été honoré par la Première Nation Abitibiwinni, le samedi 12 mars, à Pikogan. Le cinéaste a été touché droit au cœur par l'hommage qui lui a été rendu.

Plus de 125 personnes, dont plusieurs dignitaires régionaux et des figurants autochtones qui ont participé au tournage, ont assisté la présentation spéciale du film Guibord s'en va-t-en guerre, tourné en Abitibi, au gymnase de l'école Migwan.

«Il y a un petit peu de nous autres là-dedans. Un peu de notre réalité. Des figurants, des comédiennes… Joyce (Kistabish) qui donne la réplique à Patrick Huard. C'est aussi un film tourné sur le territoire anishinabeg. On y voit des figurants de Pikogan, Lac-Simon et Kitcisakik. C'est un honneur pour le Conseil et notre communauté de recevoir chez nous l'un des plus grands réalisateurs du Canada. Ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance de recevoir un nominé aux Oscars. Nous en sommes très flattés, M. Falardeau», a notamment déclaré le chef David Kistabish, lors d'une cérémonie qui précédé la projection.

Un porte-voix

Ce dernier a souligné qu'en plus d'être un réalisateur prolifique qui a reçu plusieurs prix prestigieux, Philippe Falardeau possède aussi une belle âme. «Il s'intéresse beaucoup aux enjeux des Autochtones, qui nous touchent et nous concernent. Par votre présence ici, vous démontrez vraiment que vous avez un attachement à notre peuple», a-t-il déclaré.

David Kistabish a aussi salué sa prise de position l'automne dernier lors de son passage à l'émission Tout le monde en parle: «Vous m'avez particulièrement touché. Peu de gens avec une notoriété égale à la vôtre osent s'exprimer aussi sincèrement et avec autant de réalisme sur nos enjeux. Vous vous êtes fait le porte-voix de dizaines de milliers de personnes à qui on n'offre jamais la parole. Au nom de la communauté Abitibiwinni, mais également de l'ensemble des Anishinabeg et des Autochtones de partout au Canada, nous désirons vous remercier chaleureusement».

Cliquez ici pour lire l'article intégral de Martin Guidon - L'Écho/Le Citoyen, 14 mars 2016